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Petit jeu : retrouvez à quels mangas appartiennent ces fragments de synopsis ^0^

A) Un jeune garçon, à la suite d’un incident dans sa petite enfance, trouve ses membres modifiés, mais acquiert un pouvoir qui le distingue de la caste militaire particulière qu’il vient d’intégrer. Dans un monde occidental à l’atmosphère relativement gothique/victorienne, et fortement parfumé aux références religieuses, il réalise que cette caste ne fait pas que le « bien » ou le fait selon des méthodes qui ne lui conviennent pas toujours. Néanmoins, épaulé par son amie/amoureuse d’enfance et hanté par le douloureux souvenir de sa tentative ratée de résurrection parentale, il réussira à progresser dans la voie qu’il s’est choisi … L’humour sera en grande partie apportée par un de ses supérieurs, un binoclard sympathique et complètement gaga d’une fille placée sous sa responsabilité(sa fille/sa sœur).

1)Full Métal Alchimist.( Arakawa Hiromu. Publié chez Kurokawa)

2) D.Gray-man (Hoshino Katsura. Publié chez glénat)

3)Les deux

B) Adolescent, il peut voir ce que les autres ne voient pas. Dans son épopée pour protéger ceux qui lui sont chers, il devra combattre des monstres biscornus qui sont en réalité autant d’âmes humaines dépassées par leurs sentiments les plus noirs et subissant des métamorphoses évolutives augmentant leur pouvoirs. La manifestions des pouvoirs du héros subira également pléthore de transformations physiques, toutes l’occasion de prendre des poses de « regardez j’en ai un gros » (sabre/bras)

1)      Bleach (Tite Kubo. Publié chez glénat)

2)      D.Gray-Man (Hoshino Katsura)

3)      Les deux

Ceux qui sont un peut habitués au manga le savent, la présence dans la même phrase d’un synonyme de « ressemble à » et du titre d’un shonen n’est pas bon signe. Généreusement abreuvé à la source de  Full Metal Alchimist  et  Bleach  D.Gray Man souffre de la comparaison. Shonen très « premier degré » (sauf dans le look du méchant ultime, qui a tout du toon et affectionne les hauts-de-forme), il n’a pas l’ironie du bleach des débuts ni l’originalité d’un FMA , et lorsqu’il veut développer son ambiance un peu « dark » il tombe dans les classiques mélodrames tire-larme étirés à l’infinie. On y trouve, en plus, l’ultime bastion du prétexte scénaristique éculé: la prophétie. Aussi sympathique que soit son héro, les grosses ficelles qui le rendent classieux  ont un lourd goût de déjà-vu, et on est parfois un peu lassé de le voir être tenace/buté/poseur/près à tout pour ses amis. Coté personnage, la galerie sent un peu la naphtaline.

_Un archétype du rival ténébreux que-si-tu-le-vois-en-vrais-je-te-donne-deux-minutes-avant-que-tout-le-monde-ne-lui-enfonce-la-tronche-dans-les-toilettes-parcque-c’est-pas-dieux-possible-d’être-à-ce-point-une-tête-à-claques (genre Tao Ren, on va continuer sur shaman king ça marche bien)

_ Un petit rigolos au look street-wear (Horohoro, vous connaissez)

_ Une jeune femme toujours dépressive, prête à dire qu’elle ne vaut rien et à bader a mort, sosie de la mère du singe dans Fruit Basket.

_ La petite copine du héro (innovation Loréal : elle se bat toute seule, même qu’elle sauve des gents et pas que des mamies et des chiens perdus. En plus il s'en faut de peu qu'elle ne fasse des combats normaux

= Bon point.

Mais elle est limite médium, fait des cauchemars, ambiance « l’apocalypse est proche et j’en rêve la nuit » et pleur souvent

= Mauvais point. Cliché a mort)

Même le dessin fait penser à du simili Hikaru no go, et pour cause l’auteur a été assistant aux cotés d’Obata. Ca ne vaut pas l’original, mais pour un premier manga, c’est chouette. On apprécie surtout la clarté des scènes d’action. 

Le chara design lui aussi est sympa sans casser des  briques. Dans un univers imaginaire (là encor trop proche de FMA), on aurait pu espérer plus de fantaisie, ne serait-ce que pour parvenir à se démarquer de son modèle. Il faut rappeler que le tatouage facial n’a plus rien de novateur et que les capes « sephirot-like » on fait leur temps.

Pour conclure, D Gray man est efficace. Des méchants polymorphes, un univers qui s’enrichit ; des super pouvoirs trop mortels de dieu ; un héro plutôt réussi ( même s’il emprunte beaucoup trop à Edouard de Full Metal Alchimist pour être honnête (jusqu’aux running gags sur son coté nabot -_-‘’)); des méchants biens méchants (mention spéciale à Rhode, mignonne tout plein. ) ; une jolie héroïne n’ayant jamais porté de toute sa vie que des minijupes, des crucifix et du noir partout :

Il s’agit là d’un shonen dynamique avec une esthétique un peu goth en plein dans la mode et pas plus tarte qu’un autre. D.Gray-Man serait donc un bon cru du genre s’il prenait simplement la peine de développer le minimum syndical d’originalité. Mais voilà, impossible de se défaire de l'impression que  le mangaka s’est passé de tout effort.

A offrir à votre cousin, celui qui écoute Slipknot et débute dans le manga. Ou à vous si vous êtes en manque grave de shonen. Mais par acquis de conscience, privilégiez Full Metal Alchimist : Le manga est en cours de publication, il est drôle, il propose d’autres rebondissements que de la série animée sans perdre en qualité et les idées qu’on trouve dedans viennent vraiment de son auteur, ce qui reste, à mon avis, la base.

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